Le coin des parents

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Conseils & Astuces

Répétition, variété et persévérance : les clés pour que bébé ait le sourire face à la nouveauté

gisèle gual — mar 19, 2019

Vers 5 mois, bébé est enfin prêt à entrer dans la grande aventure de l’alimentation !Cette étape est cruciale car même s’il a déjà eu un aperçu de différents goûts dans le ventre de sa maman, puis via le lait maternel s’il est allaité au sein, votre bébé va devoir gérer des saveurs plus puissantes et des textures totalement inconnues ! Sans compter les différences de températures des repas : le lait tiède, la panade de fruits frais, la panade de légumes chauds… Ca peut être perturbant.

Pas étonnant donc que contrairement à l’image idyllique que ses parents se font en cuisinant le premier repas avec amour, ils soient bien déçus de voir que bébé fait la moue au moment où il va recevoir sa première cuillerée de panade. Ou même la rejette complètement en crachant et en criant !

C’est que se nourrir, ça s’apprend…

Tout comme un enfant n’apprend pas à marcher en un après-midi, il a besoin de temps (et de la patience de papa et maman) pour apprendre à manger !

Une des raisons pour lesquelles on conseille de n’introduire qu’un aliment à la fois au moment de la diversification est de tester sa tolérance (éventuelle apparition de réactions allergiques par exemple). Une autre raison est qu’on veut laisser au nouveau petit mangeur la chance de distinguer les différents goûts et textures des aliments qu’il va découvrir pour la première fois. Mais en soi, une fois confirmée la tolérance pour tel ou tel aliment, il n’y a plus de raison de limiter les choix ! La « prudence » n’est donc valable que les toutes premières semaines de l’introduction des aliments solides !

Si votre enfant semble ne pas du tout aimer un certain aliment, la persévérance est de mise :

un enfant a besoin en moyenne de 15 essais avant de s’y habituer et finir par l’aimer ou l’adorer !

Et à ce propos encore, chaque enfant est unique; certains dévoreront leur assiette quasi immédiatement et d’autres se feront prier plus longtemps.

La clé du succès se trouve donc dans la ténacité de ses parents qui ne baisseront pas les bras mais trouveront des petites astuces pour arriver à leurs fins : proposer l’aliment régulièrement, le cuisiner de différentes manières (plus ou moins épicé, avec des herbes…), ou l’accompagner d’un autre aliment que l’enfant aime tout particulièrement.

Puis quand l’enfant grandit, cuisiner avec lui afin qu’il touche, sente, manipule et apprivoise les aliments, herbes et épices qui constituent ses repas. De sorte qu’il se familiarise avec ceux-ci et ait même envie d’aller plus loin dans ses découvertes !

L’exemple que donneront à table ses parents et son entourage est également capital car si un enfant voit les autres manger un aliment il aura tendance à vouloir y goûter. Au contraire, s’il reçoit tous les jours « la même chose », les risques sont grands qu’il refuse ensuite (vers 18 mois quand vient l’âge de la néophobie alimentaire) tout nouvel aliment. La préparation des repas pour un enfant est donc aussi un bon moment pour tester de nouvelles recettes… pour toute la famille !

Article par Gisèle Gual, diététicienne pédiatrique.